Mairie de Varreddes
53 bis, rue Victor Clairet
77910 Varreddes

Tél  : 01 64 33 18 42
Fax : 01 60 44 07 04


 

Merci à Mr Pierre GUICHON de partager ses recherches sur notre commune.
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La révolution de 1789 à Varreddes

Les nouvelles de Meaux sont connues à Varreddes dans la journée "Révolte le 2 may (1789) au marchez à cause de la cherté du grain".

"Au sept du mois de septembre (1792), il y & evu sept preste et sept prisonniers qui ont evu la teste coupez, on a promenez la teste au père duschesne curez de Saint-Nicolas et celle au père david. Cetoit un pilliage à Meaux…"


Gravure du XVIIIe. siècle : "La Bastille"

Les nouvelles de Paris, plus lentes à transpirer, sont fidèlement enregistrées par le chroniqueur Varreddois Pierre Denis : "La prise de la Bastille le quatorze Juilliet (1789)…, des soldats de tué… la tete du gouverneur, et du majors, et du prevot de Paris promenez dans les reû de Paris…"

"Grande tulmute à Paris le cinq octobre… le tocsin sonet dans tous les eglisse… la garde nationale rendu a la place de grève… la foule sy grande quil ne pouvait empechez le tulmule… a Versaille, feu par les gardes du corps et la garde parisienne… plusieurs princes sauvez de Versaille… le roy et la reine et leure enfants, monsieur et sa famille menez à Paris… etc…etc…"

L’âme populaire salue certains avantages immédiatement issus de la suppression de l’Ancien Régime :

Dans le milieu séculairement féodal de Varreddes, toutes ces nouveautés durent jeter dans la stupéfaction les vassaux de monsieur de Meaux, et de plus "Il est permy de se divrorcée à présent, même plusieurs fois…" (1793).

Les Varreddois de l’époque n’useront que modérément du divorce. Aucun cas pour les années I, II, III, IV, V, IX, X de l’ère républicaine (les années VII, VIII manquent aux archives municipales). On n’en relève que deux en neuf années :

En l’an II, 4 Ventôse, (22 février 1794) on décidera la création d’une mairie : "Il seroit faite ouverture d’une porte à l’Ecole des filles sur la rue et rebouché l’autre de lalé pour en faire la maison commune ou nous tiendrons nos séance."

Rien de plus logique, puisque les locaux de l’école de filles, rue neuve, spacieux et en bon état, étaient capables d’abriter simultanément les services municipaux, hospitaliers et scolaires.


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