Mairie de Varreddes
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Merci à Mr Pierre GUICHON de partager ses recherches sur notre commune.
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Varreddes au XVème et XVIème siècle

Lorsque le pays se trouva délivré de l’étranger, peut à peut il reprit vie, et c’est à ce moment là que se construisit une chaussée pavée de Varreddes à Meaux.

Les archives de l’époque indiquent la trace de deux fermes de l’Evêché et du Chapitre comprenant ensemble 150 arpents et des fiefs particuliers qui ont existé dans la localité.

(Au Moyen Âge, un fief était la terre (domaine) qu’un vassal tenait de son seigneur, en échange duquel il devait accomplir les services et redevances dûs à celui-ci.)

Ces fiefs étaient au moins au nombre de sept, dont certains étaient très anciens. Celui de Fontaine, par exemple, appartenait depuis longtemps aux religieuses de fontaine-les-Nonnes, de l’ordre de Frontevrault, fondé en 1124 dans la paroisse de Douy-la-ramée.

Au XVIème siècle il y avait :

Le fief de fontaine, s’étendant sur Chambry d’une part, sur Etrépilly de l’autre, ne consistait à Varreddes qu’en justice, censives (redevances dûes au seigneur du fief), dimes, avec en plus une rente de 7 livres à prendre sur la seigneurie principale.

Le fief de Brianval, relevant de l’évêché, avec un petit manoir dont les derniers bâtiments ont disparu de nos jours. Il a été possédé tour à tour au XVIIème siècle par la famille Cousinet, par des Yveteaux et Dupuis, puis par le couvent de Notre-Dame de Meaux.

Le fief d’Acquery, au chapitre de Meaux et relevant du fief du Jardin.

Le fief du Jardin, petit domaine avec maison manable en la rue du Four, relevant de l’Evêque et provenant de Jeanne de Chambly, qui vivait à la fin du XVème siècle.

Ce fief a appartenu à la famille de Hecques au commencement du siècle suivant ; en 1532, on le saisit sur jean de Hecques, écuyer, alors aux droits d’Emery de Hecques, qualifié seigneur de Varreddes (en partie) et du Chaudron (à Armentières), et de Margueritte de Boullard, sa femme.

Ce M. Emery était le fils de Jeanne de Chambly.

A l’adjudication sur saisie de 1532, le Chapitre de Meaux s’était rendu acquéreur de ce fief moyennant 1.400 livres, mais l’évêque Guillaume Briçonnet en opéra le retrait féodal, puis le légua par testament au grand Hôtel-Dieu de Meaux. Jean de Buz (évêque de Meaux de 1535 à 1552) accorda l’amortissement des terres pour obtenir en échange l’abandon des droits seigneuriaux contestés sur Trilport et Brunoy.

Peu de temps avant la Révolution, l’Hôtel-Dieu cédait encore à l’évêché la directe du même fief, des cens, des lods (doit féodal : droit perçu par le seigneur lors d’un changement de propriétaire autre que l’héritage en ligne directe) et ventes, en échange de 6 arpents de bien-fonds à Varreddes.

Le fief de la Couture, de 50 arpents relevant de l’évêque a appartenu à la famille Du Moulin.

En 1629, il était passé pour moitié à Margueritte Dupuis, femme de Jean de Vaudetar, et pour l’autre moitié à Cousinet de Boisroger, maître des comptes.


Recueil d'ordonnances synodales comprenant 35 articles,
prises le 16 août 1691, à l'issue d'un des synodes présidés par Bossuet (Bibl. mun. Meaux)

En 1690, c’était (toujours divisée par moitié) la propriété de la veuve Pierre de la cour, née Elisabeth Cousinet, et de l’Hôtel-Dieu de Reims.

Le sixième fief était le fief de Regnault d’Acy, appartenant au Chapitre de la cathédrale.

Quant au fief-ferme de Chambry, rue de l’Estache ou de l’Echelle, ayant appartenu, au XVème siècle, à Jeanne de Chambly ; acquis en 1665, sur saisie, de la succession Lefranc, par l’Hôtel-Dieu de Meaux.

Le prix en fut payé au moyen d’un legs de M. de Bullion, abbé de St Faron.

En dehors de ces petits domaines particuliers, se trouvait un lot de terres recueillies par l’Evêché à titre d’épaves ou confiscations, et qu’on aliéna en 1569.

Pendant une certaine période, les baux en furent consentis par le chevalier d’Amboise, par sa veuve Margueritte Cousinet, puis par René de bailleul, seigneur du Tremblay, marié à la demoiselle Cousinet ; puis en 1635, la mense (revenu ecclésiastique affecté à un membre du clergé – depuis l’époque carolingienne) épiscopale rentra en possession de ces épaves.


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